La vitamine C pour la prévention
et le traitement de l'autisme

Article tiré de Autism Research Review International
Note de l'éditeur/Bernard Rimland


La vitamine C est une substance très sûre qui comporte de nombreux avantages pour le cerveau et le corps. On a cependant très peu parlé jusqu'à maintenant de son potentiel pour la prévention et le traitement de l'autisme.

La vitamine C se trouve en concentration très élevée dans le cerveau, mais on ne comprend pas encore très bien le rôle qu'elle joue en ce qui concerne la fonction cérébrale. Une recherche effectuée récemment dans Medline (outil de recherche sur Internet) a permis de trouver 400 références traitant de la vitamine C et du cerveau, mais le mystère demeure entier.

Il n'est pas nécessaire de comprendre la biochimie de la vitamine C pour savoir qu'elle est essentielle à la fonction cérébrale. Les premiers signes d'une carence en vitamine C sont la confusion et la dépression. La vitamine C permet d'accroître la cognition, comme on a pu le constater chez des enfants normaux et trisomiques qui ont obtenu des résultats plus élevés dans des tests d'aptitude intellectuelle. D'autres études ont montré une amélioration de l'EEG et de l'attention. Enfin, dans une série d'études remarquables, Hoffer et Osmond ont montré l'efficacité de la vitamine C pour traiter la schizophrénie.

La plupart du temps, on entend dire que la vitamine C joue un rôle important dans la destruction des virus et des bactéries. En 1995, Hemila et Herman ont fait état de 21 études contrôlées par placebo qui ont permis de montrer que la prise quotidienne d'un gramme ou plus de vitamine C permettait de diminuer considérablement la gravité et la durée des rhumes. (Elle n'empêche pas les rhumes; elle en réduit les effets.) Dans l'ARRI 12-1, j'ai mentionné les travaux d'un médecin australien, le Dr Archie Kalokarinos, qui a utilisé la vitamine C afin de réduire de 50 % à zéro le taux de mortalité imputable à la vaccination chez les enfants aborigènes.

Cependant, la vitamine C est beaucoup plus qu'un agent anti-microbien. Dans son excellent ouvrage The Healing Factor : Viamin C Against Disease, Irwin Stone mentionne bien d'autres façons dont la vitamine C protège l'organisme contre des substances qui seraient en cause dans certains cas d'autisme. En voici quelques exemples :


La seconde étude portant sur les effets de la vitamine C sur l'autisme a été menée par Dolske et coll. (1993). Au cours d'un essai en double insu contrôlé par placebo, d'une durée de 30 semaines, on a administré des doses de 52 mg/lb par jour à 18 enfants autistes (âgés de 6 à 19 ans) qui vivaient à la maison. On a alors noté une amélioration importante, au plan statistique, des résultats.

L'administration de doses plus élevées par Dolske a vraiment donné de meilleurs résultats que notre première étude. Quelle est cependant la dose appropriée pour traiter l'autisme? Personne ne le sait, mais la vitamine C est très sûre, même à de fortes doses, alors ce serait bien de pouvoir déterminer quelle serait la dose optimale dans le cas de l'autisme.

Quelle dose de vitamine C est sans danger? Une forte dose. Robert Cathcart, un expert en la question, propose la «tolérance intestinale» comme méthode visant à déterminer les besoins d'une personne en vitamine C. Il suffit de prendre des doses de plus en plus élevées de vitamine C à chaque jour jusqu'à ce que votre organisme atteigne sont niveau de saturation. Au-delà de ce niveau, la vitamine C devient laxative. Chez la majorité des gens en bonne santé, la dose quotidienne bien tolérée par l'organisme est d'environ 10 à 15 grammes. Si vous commencez à être malade, cependant, votre corps aura besoin de plus de vitamine C et votre «tolérance intestinale» pourra alors atteindre 30 ou 100 grammes ou plus par jour. Selon Cathcart et d'autres experts, la prise de plus fortes doses de vitamine C, lorsque vous êtes malade, abrégera de façon marquée la durée de votre maladie. Durant une épidémie de mononucléose, des patients de Cathcart, qui étaient atteints de la maladie, se sont remis à fonctionner normalement quelques jours seulement après avoir commencé à recevoir quotidiennement, par voie orale et intraveineuse, 200 grammes de vitamine C. Les patients d'autres médecins de la même communauté ont cependant été hospitalisés pendant plusieurs semaines. L'adresse Internet du Dr Cathcart est la suivante : http://www.orthomed.com.

En 1974, lorsque ma fille Helen, alors adolescente, a été hospitalisée, car elle souffrait de la maladie de Hodgskin en phase «terminale» (stade 4B), j'ai décidé de lui faire prendre 40 grammes de vitamine C par jour (526 mg/lb). Ses médecins étaient atterrés : «Vous allez la tuer!» «Pas du tout», leur ai-je répliqué. Elle a rapidement guéri et, elle est aujourd'hui, 24 ans plus tard, en excellente santé. (Pour avoir plus d'informations concernant Helen, voir à la page 7.)

En 1966, VanderKamp a publié un article peu connu, mais important montrant que des hommes schizophrènes avaient besoin de 36 à 48 grammes de vitamine C par jour avant d'atteindre leur taux de saturation, par comparaison à 4 grammes pour les hommes du groupe témoin. Le taux de saturation a été mesuré à l'aide d'un test simple au cours duquel une goutte d'urine est ajoutée à un réactif dans une éprouvette.

J'ai trouvé fascinant le fait que les schizophrènes aient besoin de 10 fois plus de vitamine C que les hommes du groupe témoin, mais aussi que la vitamine C entraînait une nette amélioration au plan de leur socialisation. Même si ces patients n'ont pas été guéris par la vitamine C, ils ont déclaré éprouver «une sensation de bien-être». Leur expression anxieuse et tendue a été remplacée par un sourire amical. Ils ont également dit se sentir beaucoup moins «oppressés» : «Les gens ne semblent plus être contre moi. » «Je peux maintenant penser de façon plus claire.» Ceux qui étaient timides, solitaires et renfermés ont commencé à participer à des activités et à parler avec d'autres patients et le personnel de leur pavillon.

L'autisme et la schizophrénie sont évidemment des troubles bien différents (comme je l'ai d'ailleurs souligné dans le livre que j'ai publié en 1964 : Infantile Autism), mais la socialisation accrue dont VanderKamp fait mention chez les patients schizophrènes serait certes la bienvenue chez les patients autistes, en particulier ceux qui sont atteints du syndrome d'Asperger. J'espère que certains lecteurs sont aussi curieux que moi quant aux résultats qui pourraient être obtenus si les études de VanderKamp étaient menées auprès de patients autistes ou présentant un syndrome d'Asperger.

D'autres chercheurs ont également noté des améliorations au plan de la personnalité chez des patients psychiatriques qui recevaient des doses de vitamine C. Milner (1963), par exemple, a observé une «amélioration notable au plan statistique des traits dépressifs, maniaques et paranoïdes et du fonctionnement global de la personnalité»

La recherche a également montré que la vitamine C améliorait l'état des patients atteints de dépression et de psychose maniaco-dépressive qui, comme je l'ai mentionné dans Infantile Autism, semblent être liés à l'autisme sur le plan génétique.

Lorsque de fortes doses de vitamine C sont utilisées, la plupart des experts s'entendent pour dire que l'ascorbate de sodium est préférable à l'acide ascorbique qui peut se révéler trop acide lorsqu'il est administré à de fortes doses. La poudre d'ascorbate de sodium (une cuillerée à thé rase équivaut à quatre grammes) n'est pas dispendieuse et elle peut être achetée à la livre ou au kilo chez Wholesale Nutrition Company (1 800 325-2664) ou chez Bronson (1 800 610-4848).


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